"Laisse nous prendre la route ensemble
quand la nuit est si proche de la terre qu'elle en tremble."
Un voyage c'est bien des étapes et des rencontres. La vie n'étant faite que de joie et de séparation, voici le carnet de bord de Fiddler's Green.
Tous ces souvenirs se perdront dans l'oubli,
comme les larmes dans la pluie...
- Blade Runner
"Dieu est un comédien jouant devant un public trop effrayé pour rire"
- Voltaire (1694-1778)
Gary, Chicago, Hope, Savannah, New York, Richmond, Yeros, Il y eut Sigmund, Jonathan, Arthur, Emma, Moira, Quentin, Elizabeth, Christopher, Nolan. Melvin, Susan, Lodin et Modius, Annabelle, Richard Tyler, Sirius et Roman Beathard ainsi que Polly. Il y eut une Triade, il y eut une bouteille, des pactes inavouables, la lutte dans les ténèbres. Il y eut le bonheur, la joie, l'émerveillement, la beauté dans la nuit. Des cris des larmes, de la joie. Des émotions inégalées par le biais de simples mots dont la magie donnaient vie à des unviers entier, à des superproductions dans nos êtes, nous retournant, nous chamboulant. Tous ces mots et tous ces contes qui ont traversé le temps, presque deux décennies maintenant , à travers les aléas de la vie. Car à côté de celà, il y avait nos nourritures spirituels, allant de Neil à Dante en passant par Machiavel et tant d'autres. Je m'y suis replongé il y a quelques heures, rejouant avec d'autres joueurs mais d'autres univers. Je pense à eux, les remerciant de tout ce que nous avons pu créer, de tout ce temps passé autour d'une table à nous inventer ces vies. A vivre des rêves, à un époque où tout était plus simples.
Aux amis absents.
lundi, février 08, 2010
Rails, fers et cuir
Eiffel City. Un train peut donc être beau et coloré, c'est une donnée qui semble souvent absente de l'equation quand on ne pense pas à un TGV. Je prends les Paris qu'il va me bercer après ma courte nuit de sommeil post Superbowl. Chaque année je me dis que je suis trop vieux ( c est mon 19ème quand même) et je dois en conclure que chaque année j'ai de moins en moins de memoire car je ne cesse d'oublier cette remarque si vraie mais si passagère...
mardi, février 02, 2010
Appâts
O Capitaine, mon capitaine..
Misery. Bon, un chien dans les couloirs, un portable confisqué à un élève qui mettait à fond la musique dans le couloir (pour me dire qu'il avait eu un message de sa mère), un exclu de cours "parce que vos trucs à la con ne m'intéressent pas". En fait là, soyons francs, je marche dans le brouillard. Perdu et naviguant à vue sans vraiment un point de repère stable. A force de se fixer un but, quand celui-ci disparait, il y a ce moment où la vitesse et l'énergie sont encore là sans réaliser que c'est justement sans cap que nous avançons désormais. On se présente donc un peu tel vaisseau perdu devant les élèves et il y a dans ce que l'on a à faire, ce sentiment de vide envahissant et pesant. Le retour à une routine de plaisirs est donc ce qu'il a de nécessaire à faire. Aller voir ceux qui font votre univers, partir, se ressourcer. Beaucoup sont trop loin mais d'autres sont là et c'est avec eux que l'on va repartir. Comme toujours.
dimanche, janvier 31, 2010
Autres horizons
Rouen. Demain, c'est la rentrée. Et ça fait drôle. enfin, il paraît que c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas. On verra bien. En attendant, l'appartement a été rangé, repensé pour affronter les cours et toute trace de l'agrégation a été effacé. Détail intéressant: après un tel gavage, je n'arrive plus à ouvrir un livre en anglais (sans image) même s'il n'a pas de rapport avec l'agreg. Me voilà donc en train de lire mon Omnibus Daredevil par Brubaker et de regarder films et séries en retard. Mon équipe a gagné, j'ai hâte d'aller les rejoindre pour courir dans l'herbe comme un grand garçon et pour ne plus pouvoir bouger mes jambes après pendant quatre jours!
Quelle semaine se fut en tout cas, avec peut-être la plus grosse déception Apple depuis longtemps comme le montre ce joli dessin:
Godspeed!
mercredi, janvier 27, 2010
24
Dans 24 heures, une salle va m'accueillir pendant 7 heures et je finis les dernières préparations pour le grand bal. Chose étrange, j'essaye de ne penser à rien d'autre de peur que ce que je connaisse "s'envole". Ou alors j'évite de penser à telle ou telle citation de peur qu'y penser ne la fasse "s'enfuir". J'ai l'impression d'être comme une personne marchant très lentement de peur de faire tomber quelque chose. Il est temps que tout celà s'arrête.
mardi, janvier 26, 2010
Insondable
Agregcity. Malgré toutes ces années, sa fidélité et des câlins qui éradiqueraient toute guerre sur terre, je n'arrive pas encore à percer les pensées derrières ce regard.
dimanche, janvier 24, 2010
Malgré ça, les USA me manquent toujours autant
en révisions..
donc pas très présent. La semaine prochaine: Apple présente l'islate, je vais faire une dissert de 7heures et rattraper mes lectures et autres parties en retard. L'appart se couvre de feuilles de citations, mes plantes ne seront pas remises du gel et dans 7 jours, je fais ma rentrée au lycée. Avouons-le, c'est une certaine période de turbulences qui se présente. Et à propos de révisions, le contrôle technique de la Matmobile se profile aussi. Je pense touours à Batman qui doit râler quand il reçoit ses factures de chez le garagiste pour un changement de boîte de vitesse ou d'amortisseurs. Et d'ailleurs, la Batmobile est-elle assurée? Elle 'a pas non plus de plaques d'immatriculations. Un conseil, Batman: ne viens pas en France car en cas de contrôle par notre tatillonne administration, tu aurais un paquet de feuille verte sur le pare-brise (avec demande d'enlèvement par la fourière..)
mardi, janvier 19, 2010
Confort occidental
dimanche, janvier 17, 2010
Coup de fouet
RainVille.
La neige est partie en une journée et il est vrai que nos petits problèmes d'occidentaux bien nantis ne sont rien par rapport à ce qui a pu se passer à Haiti. L'agrégation approche et travaillant sur l'abolition de l'esclavage, il y a une sinistre coincidence à voir s'étaler sur les écrans les noms de Dessalines ou Toussaint L'ouverture. Et quand nos hommes politiques disent que nous avons "en commun la langue...et une partie d'histoire", il y au mieux de l'amnésie, au pire de l'inculture. Quand la France faisait la traite des noirs, Saint-Domingue (son ancien nom), s'est rebellée. Napoléon (après avoir rétabli l'esclavage) a voulu les écraser à coup de torture, de prisonniers ensevelis vivants. Le summum venant lors d'une réception de 500 femmes invitées et de l'annonce à minuit que leurs maris avaient été exécutés. Bien sur, quelques années plus tôt, l'égalité des hommes était proclamée. Ce qui me gêne, ce n'est pas cette hsitoire qui est une heure noire de plus pour la France qui est si prompte à montrer du doigt les autres nations. Ce qui me gêne, c'est que lorsque l'on parle de "l'histoire commune" avec Haiti, nos représentants n'en disent pas plus.
Cette année, le programme de l'Agrégation n'aura certainement pas aidé à ce que l'on ait une vision altruiste et humaniste de l'homme blanc.
dimanche, janvier 10, 2010
Je sais pas s'ils peuvent m'aider pour l'agreg
jeudi, janvier 07, 2010
Rouen, on a Wednesday
On a du en faire une chanson
White City. Le monde est petit. Tout petit. Et quand vos amis australiens mettent sur Facebook "Qui veut aller surfer demain?" alors que vous regardez la neige qui s'étend au loin, on ne peut que réprimer un soupir. Pendant ce temps la neige est là. Comme il y en a eu sur Paris, on en parle dans les journaux, sinon celà n'existerait pas mais il faut reconnaître que manquer de se viander à chaque pas est un amusement qui ne supporte guère l'épreuve du temps et comme disait un de mes amis:"la neige, c'est bien, c'est beau, mais ça fait chier".
De toute façon, le temps n'est guère pour moi à la neige ou aux soldes mais à cette longue ligne droite avant les écrits, ce que nous appelons le Jour J. Alors c'est un peu comme pour tout. au moment de bosser, on veut nettoyer l'arrière du frigo et une fois lancé, on ne veut pas trop d'arrêter car on est pris de remords. Drôle de période. Heureusement que le Cool Cat sait me rappeler à mes obligations quand il vient se mettre entre moi et l'écran.
Pour quitter cette ambiance, je dors. Et quand je dors je rêve. Et cette nuit, j'ai rêvé que j'étais dans un avion qui s'écrasait. Je ne me suis pas réveillé mais la Matrice m'a fait passer dans un autre rêve au moment de l'impact. Je n'aime pas ces rêves là car ce sont les pires. Ce ne sont pas les cauchemars les plus terrifiants car ils ne se présentent pas comme tels. Il sont là, tout mignon et tout joyeux et au dernier moment on se rend compte, mais trop tard, que oui, on va se réveiller en ayant une mauvaise sensation dans la tête. A y réfléchir, le bon vieux cauchemar du Je-cours-dans-les-bois-mais-je-n'arrive-pas-à-avancer-et ça-se-rapproche fait partie du folklore et ne nous arrive que peu. Et au moins, une fois dedans, on peut anticiper tout de suite le réveil stressant. Avoir un chat peut aider car lui aussi me réveille parfois pour me tirer du mauvais pas onirique. Il fera aussi la même chose quand je m'achète enfin mon billet pour la lune ou que je vais jouer mon premier superbowl, ou que l'enveloppe de l'Oscar va s'ouvrir et que, en toutes modestie et franchise, j'avais toutes mes chances! En fait, je remarque qu'il me réveille toujours à des instants clés, comme s'il savait, comme s'il lisait en eux. Après tout, s'il devait y avoir un animal expert, c'est bien le chat. Ou c'est peut-être que je sens le réveil venir et que j'accélère le déroulement de mon songe pour que le rêve se finisse au plus vite mais que la matrice me fait disjoncter au moment du climax. Tant (trop) de mystères insondables pour une fin de semaine, on en conviendra. Allez, je vais aller me coucher pour la peine.
PS: dans la catégorie mauvaise idée, activer les notifications de l'application Facebook Iphone fait ressembler votre téléphone à un clignotant géant. Un peu intrusif.